Facebook censure la photo d'une statue pour nudité

Jeudi 05 Janvier 2017 11:13:54 par Sophie Pouzeratte dans Actualités

Fontaine de Neptune, Bologne
Le célèbre réseau social a récidivé dans la censure et cette fois l'objet du délit n'est autre que la photo d'une statue de Neptune.

Postée par une internaute italienne, la photo montrait une statue de Neptune située dans la ville de Bologne. Le dieu des eaux y étant présenté en tenue d'Adam, cela n'a pas plu à Facebook, qui n'a pas traîné pour supprimer la publication et envoyer un rapport à son auteure pour cause de nudité choquante, alors que sa charte stipule clairement que « les photos de peintures, sculptures et autres œuvres d’art illustrant des personnages nus » sont autorisées. Par la suite, le réseau social a reconnu s'être trompé et a affirmé corriger l'erreur très prochainement. Que Neptune se rassure donc, la censure n'aura pas lieu.

Ce n'est cependant pas la première fois que le bébé de Mark Zuckerberg est pris en flagrant délit d'excès de zèle sur la question de la nudité. Le réseau social avait déjà fait parler de lui début 2015, en censurant bon nombre de photos de nudité, dont les œuvres de la photographe Clémence Veilhan, qui mettaient en scène des femmes seins nus. Il avait ensuite durci sa politique de censure en affirmant supprimer les photos « représentant des organes génitaux ou des fesses entièrement exposées », mais aussi celles de poitrines, féminines uniquement. Ces messieurs ne sont donc pas concernés et peuvent toujours exhiber leurs pectoraux en paix.
Mais la palme de la polémique revient tout de même à l'affaire de la photo de la « Napalm girl », un des clichés les plus célèbres de la guerre du Vietnam, pris par le photographe Nick Ut, où l'on voit courir une fillette nue, brûlée par le napalm. Un cliché que Facebook n'avait, encore une fois, pas hésité à censurer, avant de s'excuser platement.

On sait donc Facebook très à cheval sur la nudité, mais il lui arrive d'être moins tatillon pour d'autres publications injurieuses, racistes ou violentes. Lorsqu'une photo de la salle ensanglantée du Bataclan après l'attentat du 13 novembre 2015 avait par exemple refait surface sur ses pages, le réseau social avait cette fois tardé à réagir, allant même jusqu'à refuser de supprimer la publication en avançant que cela ne violait pas les standards de la communauté.
Facebook considèrerait-il une paire de seins plus choquante qu'une trainée de sang ?



Sophie Pouzeratte

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